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Les chapiteaux romans de l'église Notre-Dame-de-Kerdro à Locmariaquer

  • Alain Foucaut
  • 15 août 2021
  • 2 min de lecture

L'année dernière nous étions passés à Locmariaquer voir l'église Notre-Dame-de-Kerdro à Locmariaquer.

Malheureusement, l'édifice était fermé.

Cet année nous avons pu rentrer afin d'y admirer les magnifiques chapiteaux.

Il existait déjà un premier sanctuaire, remontant à 856 (Erispoë, roi de Bretagne, fit don du pays de Kaër aux moines de Saint-Sauveur de Redon pour y établir un prieuré) ravagé par les Normands au cours du Xe siècle. Dès la fin du XIe siècle, les moines de Quimperlé entreprirent alors la construction d'une nouvelle église romane servant à la fois de prieurale et de paroissiale. En 1120, les travaux de l'église romane furent achevés.


De la construction romane, édifiée entre 1082 et 1120, il reste, aujourd'hui, le transept et le chœur. Cette partie ancienne présente, à l'extérieur, des murs en petit appareil archaïque : moellons romains cubiques, briques éparses et rangées de briques intercalées d'origine romaine.

En 1548, pendant le siège de Locmariaquer par la flotte anglaise, l'église subit de grave dégradations engendrées par les boulets projetés par les navires anglais. L'église Notre Dame de Kerdro conserve, de son époque romane, le transept et le chœur.

Les arcs en plein cintre reposent sur des colonnes à chapiteaux sculptés de feuillage, de volutes, d'entrelacs... un seul affiche deux têtes de béliers.

Les chapiteaux romans que l'on peut voir à Locmariaquer sont caractéristiques de l'art breton des XIe-XIIe siècles ; on trouve rarement des chapiteaux historiés.

Ici, seul le chapiteau aux têtes de bélier représente un être vivant, les autres ont des corbeilles ornées de volutes, feuilles, entrelacs, fleurs...


Vers le XIIe siècle, s'était établie une seigneurie qui avait pris le nom de Kaër. Quand leur château de Kaër fut ruiné, les seigneurs s'établirent au Plessis en Crach qu'il nommèrent Plessis-Kaër. A la fin du du XIVe siècle, le fief fut recueilli par la famille de Malestroit, puis transmis, vers 1584, aux Montalais qui le vendirent aux de Robien.

La pierre tombale, exposée au fond de l'église, et trouvée dans le sol du chœur lors des travaux de restauration de 1963, porte en relief les armes d'un seigneur de Kaër. Il pourrait s'agir de Jean de Châteaugiron. Celui-ci, veuf de Jeanne de Malestroit, épousa, en secondes noces, vers 1360, la fille de Pierre de Kaër. Il réunissait ainsi les héritages des Malestroit et des Kaër (selon Pierre Madec, 1958).

Visité en 2021.


2 Place du Général de Gaulle, 56740 Locmariaquer


Sources:

 
 
 

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