Le parc des Beaumonts, carrière de gypse pour murs à pêches.
Montreuil, commune limitrophe de Paris, fortement industrialisée au 19ème siècle et au début du 20ème siècle, devient célèbre à partir du 17ème siècle pour la culture de ses pêches de grande qualité, dans un terroir à priori inadapté, selon une technique dite "des murs à pêches ou "à la Montreuil".

A une époque où les moyens de conservation et de transport étaient limités, cela permit au petit village de Montreuil de se faire connaître à la cour du roi à Versailles et même plus tard à Londres, Berlin et Saint-Pétersbourg. Or le développement des murs à pêches est parallèle à l’exploitation du gypse.

La proximité des carrières montreuilloises et la rentabilité économique, ont incité les villageois à remplacer la culture traditionnelle de la vigne par celle des fruits et en particulier des pêches.

La géologie de la butte de Belleville sur laquelle se situe la commune est donc à l’origine de son histoire unique en banlieue parisienne.

Son développement industriel, dans les secteurs de la porcelaine, du jouet, de la verrerie… est également lié, du moins au début, à l’exploitation du gypse.


Ce parc de 24 hectares est une ancienne carrière de gypse dont on tirait le plâtre pour la construction des murs à pêches de la ville. Dès 1930, les galeries souterraines de la carrière sont utilisées par des producteurs de champignons. Dans les années 1960, la ville de Montreuil achète les terrains puis comble les galeries avant le démarrage de l’aménagement du parc à partir de 1986. En 1999, impulsé par Pierre Rousset, ornithologue, un espace naturel de 11 ha au cœur du parc y est installé par l’Atelier Cepage et bénéficie d’une gestion écologique.


Cet entretien particulier et ces espaces diversifiés (prairies fleuries, espaces boisés, mares) permettent l’accueil de nombreuses espèces animales et végétales, dont certaines sont rares.

Le parc a intégré le réseau Natura 2000 de Seine-Saint-Denis en 2006.
Visité en 2020.
Parc des Beaumonts, 93100 Montreuil
Accès libre
Sources:
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