la Rotonde du Saint-Sacrement ou encore Rotonde Danielo de la cathédrale de Vannes
- Alain Foucaut
- 10 juil. 2020
- 2 min de lecture
Cette chapelle ronde, de plan centré, est un monument unique en France par son architecture et son style, où se reconnaissent les chapiteaux à l'antique, les frontons, les coquilles ou les défoncements en forme de cercle qui symbolisent l'hostie.
La tour renaissance, la nef gothique et le clocher roman.

Nous la devons au goût et aux moyens financiers de Jean Daniélo, chanoine et archidiacre de Vannes, qui avait fait toute sa carrière à la cour papale de Rome, et, en était revenu enthousiasmé par les constructions de Bramante, San Gallo ou Michel Ange.

Il décida donc d'orner la cathédrale de cette chapelle qu'il dédia, comme le rappelle l'inscription qui s'y trouve toujours, au Corps Sacré de Notre Seigneur Jésus-Christ.

Accolée à la façade nord, elle est construire entre 1530 et 1537 aux frais du chanoine Jean Daniélo, inspiré par ses souvenirs romains et qui songeait à en faire son mausolée.

Ayant résidé plusieurs années à Rome, il devient chanoine de la cathédrale Saint Pierre et s'inspire probablement des modèles italiens qu'il a pu admirer (monuments avec une superposition des ordres antiques et un rythme alterné de frontons).

La tour Renaissance, qu'il est plus juste d'appeler rotonde du Saint-Sacrement ou Rotonde Danielo, est à deux étages : dans l'étage inférieur, de hautes colonnes d'ordre dorique encadrent des niches à coquilles dont les frontons sont alternativement triangulaires et cintrés. L'étage supérieur, orné de pilastres séparant des fenêtres rondes, est couronné par un dôme de plomb et un lanternon.

Le mur autour de la rotonde est orné de 15 médaillons (défoncements en forme de cercle qui symbolisent l'hostie ? Emplacement de chemin de croix ?), 13 niches (emplacement de statues ?)

Souffrant de plusieurs infiltrations, la rotonde est restaurée en 1834 : son couvrement est remplacé, par mesure d'économie, par une toiture conique d'ardoises. De juin 2008 à octobre 2009, elle est à nouveau restaurée, dans son style Renaissance italien : couronnée d'une balustrade de pierre, d'un dôme de plomb et d'un lanternon et surmontée d'un ostensoir rayonnant, cette restauration a coûté 800 000 euros.

Originellement destinée au Saint-Sacrement, cette chapelle a été dédiée au culte de saint Vincent Ferrier de 1956 à mai 2018. Elle est actuellement vide et en attente d'une nouvelle affectation liturgique. Peut-être un baptistère. L'autel-tombeau de saint Vincent Ferrier, qui s'y trouvait, a été transféré dans le croisillon nord.
Visité en 2020.
22 Rue des Chanoines, 56000 Vannes
Accès libre
Sources: