De Byzance à Constantinople
- Alain Foucaut
- 20 janv. 2020
- 3 min de lecture
Byzance est une ancienne cité grecque, capitale de la Thrace, située à l'entrée du Bosphore sous une partie de l'actuelle Istanbul.
La Grèce passe sous la tutelle de Rome et Byzance également, mais elle conserve un statut indépendant. En 192, après l’assassinat de l’Empereur Commode par son esclave Narcisse, les byzantins prirent le parti de soutenir Prescennius Niger contre Septime Sévère. Pour se venger, Septime Sévère assiégea la cité pendant trois ans. Elle finit par se rendre et ce dernier la laissa dans un état de ruine.
L'Hippodrome, avec l'obélisque de Théodose, la Colonne serpentine et la Mosquée Bleue. Sa construction est commencée par l'empereur Septime Sévère dans la ville qui s'appelait encore Byzance, pour être achevée par Constantin Ier

piédestale de l'obélisque de Théodose: Théodose offre le laurier de la victoire.

Par la suite, il décida de lever la punition de Byzance et y construisit de beaux monuments comme l’hippodrome, le palais et les thermes. İl entoura aussi la ville de nouveaux remparts.

En 324, Constantin, l’Empereur Chrétien de l’Empire Romain, décida de transférer sa capitale de Rome à Byzance.
La colonne de Constantin

Il lui donne alors le nom de Néa Roma (nouvelle Rome), et il y fit ériger un palais, un forum, des thermes, la première basilique de Sainte-Sophie et décida d’enclore les sept collines de la ville dans une muraille (comme Rome).

La cité fut bâtie en seulement 6 ans. En 395 l’Empire Romain se divisa en deux et la capitale de l’Empire Romain d’Orient fut renommée Constantinopolis (Constantinople).
L'aqueduc de Valens: Il a été terminé en 368 sous le règne de l'empereur romain d'Orient Valens (328 - 378)

Vestige de l’église Saint-Polyeucte

L’église Saint-Polyeucte fut une église byzantine construite au VIe siècle grâce à la noble dame Anicia Juliana et dédiée à saint Polyeucte. Devant mettre en valeur les origines impériales de sa fondatrice, l’église richement décorée demeura la plus imposante de la cité jusqu’à la construction de Hagia Sophia. Pour la première fois y étaient utilisés des éléments décoratifs perses sassanides sur une grande échelle; l'église a probablement servi de prototype pour la basilique à dôme, style architectural qui fut perfectionné par la suite lors de la construction de Hagia Sophia.

On sait peu de choses sur l’histoire de l’église après sa construction. Elle exista jusqu’au XIe siècle alors que, l'église ayant été laissée à l’abandon, diverses éléments en furent retirés pour être réutilisés dans d’autres édifices à Constantinople et ailleurs à travers l’empire. Pendant la période ottomane d’autres édifices, y compris une mosquée, furent érigés sur le site; l’église elle-même fut retrouvée lors d’excavations dans les années 1960.

Jusqu’au 6e siècle la ville connaît une expansion considérable mais sous le règne de Justinien une révolte éclate: la révolte de Nika (Révolte de Nika) et la ville fut brulée. Justinien reconstruit ensuite la ville détruite et décida de rennover la Basilique Sainte-Sophie d’une manière majestueuse.

Pour ce, il utilisa les colonnes du temple d’Artemis d’Éphèse, du marbre d’Égypte et des pierres de Syrie. Le chantier se finit en 537. S’ensuivent ensuite cinq siècles de prospérité ou la ville ainsi que l’Empire Byzantin résistent aux invasions Arabes, Perses, Mongols et Vikings.
Témoignage viking du IXème siècle “Halfdan a gravé ces runes”
(Sainte-Sophie ou Hagía Sophía)EndFragment

Si, dans une perspective historique et archéologique, les termes « Byzance » et « byzantin » sont réservés à la cité grecque et romaine antérieure à Constantinople, en revanche dans la culture populaire contemporaine, ils désignent tout ce qui se réfère à l'Empire romain d'Orient, appelé « byzantin » par Hieronymus Wolf en 1557 et par les historiens modernes à partir du XIXe siècle.
La Citerne Basilique, aussi connue sous le nom turc Yerebatan Sarnıcı (« la citerne enfouie sous terre »), est une gigantesque citerne souterraine de Constantinople, la capitale de l'Empire byzantin, dont elle est l'un des monuments les plus spectaculaires encore visibles aujourd'hui à Istanbul.

Ainsi l’expression « c'est Byzance ! » fait référence à la richesse de l'Empire et donne une idée d'abondance et d'opulence, voire de luxe (tout comme "c'est pas Versaille ici !")

Sources: