Le centre d'art roman Georges Duby*
- Alain Foucaut
- 3 nov. 2017
- 2 min de lecture
À l'ombre de l'abbatiale Saint-Austremoine, le centre d'art roman présente les vestiges de l'ancienne abbaye bénédictine, la salle capitulaire ainsi que des expositions temporaires.

La salle capitulaire fait partie des pièces de l'abbaye dans lesquelles les abbés étaient autorisés à converser... Ils avaient fait vœu de silence.

Dérivé du mot « chapitre », le nom de « salle capitulaire » désigne l'un des lieux privilégiés de l'ancienne abbaye bénédictine. C’est dans cette pièce que les moines se réunissaient chaque jour pour faire la lecture des textes sacrés, discuter des affaires matérielles de la communauté et faire œuvre de contrition publique.
Aujourd’hui, il ne subsiste qu’une des trois travées qui constituaient primitivement cette salle.

Les deux autres ont été détruites au XIXe siècle par l’architecte Aimond-Gilbert Mallay, lorsqu’il perça la rue qui sépare désormais l'église de l'abbaye. Une baie géminée, supportée par trois colonnettes, ouvrait autrefois sur le cloître.

Les voûtes, ainsi que le mur sud, sont décorés de scènes inspirées des Écritures Saintes peintes à la fresque et datées du XIIIe siècle.

On peut y admirer le Christ,

entouré de deux apôtres,

un ange sonnant de l'olifant, un soldat,

Adam et Eve chassés du Paradis terrestre.
Trois sarcophages des abbés ont été découverts dans la salle capitulaire par le service régional de l'archéologie en 1982 et 1983.

La salle capitulaire constitue une véritable « mémoire » de l'histoire architecturale de l'abbaye, chaque période y ayant laissé son empreinte. La conservation régionale des monuments historiques a procédé à l’étude de ces fresques préalablement à leur restauration.

*Georges Duby fut, sans conteste, l'un des plus grands historiens médiévistes de notre temps. Il a changé notre vision de l'histoire en général, et celle du Moyen Âge en particulier.
parvis Raoul Ollier, 63500 ISSOIRE
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