Vitraux de Clermont
- Alain Foucaut
- 27 sept. 2017
- 2 min de lecture
Les chapelles du déambulatoire présentent une prestigieuse collection de vitraux du XIIIe siècle, la plus belle en France après la Sainte-Chapelle, Chartres et Bourges.

Contemporains du roi Louis IX, ces vitraux sont formés de panneaux carrés ou rectangulaires servant de cadre à des " médaillons " de forme diverse (rond, trilobé, quadrilobé) où sont représentées des scènes avec personnages. Le style, de grande qualité, se rapproche beaucoup plus des ateliers de Paris que de ceux de Lyon, l'autre grand centre de l'art du vitrail à l'époque.

Dans un certain nombre de ces fenêtres on retrouve les semis de fleurs de lys (or sur fond bleu, pour le roi) et de tours de Castille (or sur fond rouge, pour sa mère, Blanche de Castille) qui caractérise les vitraux commandés par saint Louis pour la Sainte-Chapelle : on peut donc penser qu'elles ont été offertes directement par le roi, à la suite de sa venue à Clermont pour le mariage de son fils, Philippe Le Hardi.

Cependant, l'une de ces verrières (chapelle Ste-Anne) présente une quinzaine de médaillons plus anciens, de style roman, qui doivent être des vestiges de la cathédrale antérieure.

Comme d'habitude toutes ces verrières ont souffert du temps (intempéries, enlèvements des médaillons du bas pour gagner de la clarté, restaurations malhabiles…), mais l'ensemble a été magnifiquement restauré et replacé vers 1930 par le maître-verrier Gaudin de Clermont.
Vitrail de l'Apocalypse, Exécuté en 1981 par Alain Makaraviez et Edwige Walmé (Un an de travail manuel et 5000 pièces de verre ont été nécessaires pour la réalisation du vitrail, la maquette ayant été établie et acceptée auparavant). Mais Makaraviez a déployé une grande imagination dans la représentation de ces scènes, et les a truffés de détails pittoresques : ainsi le Vivant a les pupilles trouées et la lumière du soleil couchant s’introduit ainsi dans la cathédrale. Les 24 vieillards de l’Apocalypse ont chacun une couronne « en chef d’œuvre » : le verre a été découpé circulairement et une incrustation figurant une pierre précieuse y a été insérée. Un des vieillards a des lunettes, un autre fume une cigarette… parmi les noyés dans les eaux « amères » se trouve la figure du « Cri » de Munch… et combien d’autres détails !

Sur les quelque 410 panneaux on en compte 73 qui proviennent d'une réfection ou d'une restauration complète, d'ailleurs bien accordée au reste. Chaque verrière se compose de trois ou quatre " lancettes ", qui sont comme des colonnes verticales de panneaux se terminant en ogive. L'ensemble est surmonté d'une petite rose à 6 lobes. Chaque fenêtre constitue un véritable livre d'images, présentant une ou plusieurs histoires (vie du Christ, d'un saint, épisodes divers).

Place de la Victoire, 63000 Clermont-Ferrand
Accès libre