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La basilique Notre-Dame d’Orcival

  • Alain Foucaut
  • 22 sept. 2017
  • 3 min de lecture

La basilique Notre-Dame fait partie des cinq églises romanes de Basse-Auvergne dites "majeures".

Les premiers repères historiques concernant Orcival remontent bien avant le XIIème siècle. L’histoire date de 878, avec l’apport de reliques de la Vierge, venues de Pont-l’Abbé-d’Arnoult (17) . Inévitablement, cette présence engendre un pèlerinage, qui devient de plus en plus important.

A l’époque et jusqu’en 1243, les terres appartiennent aux comtes, puis aux Dauphins d’Auvergne. C’est dans ce contexte qu’au XIIème siècle, Orcival accueille un prieuré de la Chaise-Dieu, pour gérer l’administration des terres de l’abbaye. Les comtes d’Auvergne, associés notamment à l’évêque de Clermont, bâtissent alors une église. En 1166, elle est partiellement donnée à l’abbaye de la Chaise-Dieu par le comte Guillaume VII et son vassal Mathieu.

C’est parce que les églises romanes sont orientées, tournées vers la lumière du soleil levant, symbole de Dieu, que Notre-Dame d’Orcival est ainsi encastrée dans le site. Lors de sa construction, pour respecter cette règle, les hommes ont contraint la nature à quelques modifications: entaillement de la montagne à l’ouest, énormes travaux de terrassement à l’est...

A l’est encore, on a même détourné le ruisseau. C’est ainsi que l’église apparaît au creux d’une vallée entre deux autres monuments, naturels ceux-là : les Monts Dôme et les Monts Dore. Vous prendrez peut-être le temps de monter sur les hauteurs environnantes qui dominent l’église. Là, vous découvrirez les petites maisons aux toits de lauze regroupées autour de l’édifice, comme pour mieux se protéger.

Après le franchissement du seuil de l'église par la porte Saint-Jean et des nefs rythmées à chaque travée par la douce lumière (provenant des bas-côtés nord et sud), l'accès au transept et au chœur est inondé de soleil.

C'est dans la matinée que l'intérieur de l'édifice exhale toute sa beauté. C'est aussi à ce moment qu'apparaît plus évident le cheminement symbolique et esthétique de l'obscurité jusqu'à la lumière du monde. (on assiste à une réelle progression de la lumière lorsque l’on approche de l’autel). Cette lumière du monde, c’est le Christ, présent dans le sanctuaire. Et l’on comprend alors pourquoi tout était fait pour mettre ce lieu en valeur et en refaire le point ultime.

La statue de Notre-Dame d’ Orcival, au centre du chœur, n’est pas une reproduction. Elle doit sa conservation à la vélocité des quelques moines qui l’ont cachée pendant la Révolution. C’est la seule Vierge romane d’ Auvergne couverte d’un parement d’orfèvrerie que l’on peut encore admirer.

Sur ce chapiteau historié, on peut lire "Fol Dives", ce qui signifie "Le riche, ce fou!". Cette inscription désigne le héros de la scène montré accroupi, la bourse autour du cou, entouré de deux démons. C'est là le symbole traditionnel en Auvergne de l'avare...

La Basilique Notre-Dame d'Orcival fut édifiée entre 1146 et 1178. Au XIème siècle, une église située à l'est du village accueillait une statue de la Vierge extrêmement vénérée ; une légende prétendait qu'elle avait été sculptée par Saint-Luc. On suppose que la basilique actuelle fut édifiée en raison du succès grandissant d'un pèlerinage. Notre-Dame d'Orcival devint alors le nouveau lieu d'accueil de la célèbre statue, conservée aujourd'hui dans le sanctuaire de l'église et qui est depuis l'objet d'un pèlerinage annuel, le Jeudi de l'Ascension.

La porte Saint-Jean a conservé de magnifiques pentures romanes en fer forgé.

La basilique fut gravement endommagée par les forts séismes qui secouent la région en 1477 et 1490.

Place de la Basilique, 63210 Orcival

Accès libre

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