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Thermes de Barbara

  • Alain Foucaut
  • 19 déc. 2016
  • 2 min de lecture

Le terme latin thermae semble apparaître assez tardivement pour désigner les grands établissements à double circulation ayant acquis les fonctions traditionnelles de la palestre grecque et dont les thermes de Néron sont le premier exemple à Rome. Les sources antiques ne commencent à l'utiliser qu'après la construction des thermes de Titus, vers la fin du Ier siècle, et des auteurs comme Cicéron ou Tite-Live ne l'emploient pas. Avant cette évolution des dimensions pour accueillir davantage de baigneurs, les établissements de bains romains sont désignés par les termes balneae, balnea ou balinea ou gymnasium. Ces termes ne disparaissent pas pour autant au profit du terme thermae et il semble se faire une distinction entre thermae et balnea, certaines installations comportant les deux comme les bains de Pompéi du consul de 64, Marcus Licinius Crassus Frugi.

De manière générale, il semble que ce soit la taille et l'intégration de l'établissement dans le paysage urbain qui soient les critères permettant de distinguer les balnea des thermae après le Ier siècle. Les premiers sont des établissements privés mais ouverts au public, de taille réduite et qui s'intègrent tant bien que mal dans les espaces réduits du tissu urbain. Au contraire, les thermae sont des établissements de grande taille qui sont construits au sein de vastes parcs et jardins entourés de portiques qui les séparent nettement des quartiers avoisinants. La construction de tels établissements est souvent prise en charge par l'État.

Les thermes de Barbara à Trèves sont les thermes romains les plus grands du nord des Alpes.

Toutes proches de la Moselle et du pont romain, les thermes remontent au 2e siècle après JC. Le site doit son nom à un ancien couvent qui n'existe plus aujourd'hui. À leur construction, ces thermes s'étendaient vraisemblablement sur 172 × 240 m. Il n'est plus possible aujourd'hui de reconnaître l'emprise initiale de l'édifice, car celui-ci a servi des siècles durant de carrière de pierre pour les maisons et les églises de la ville avant d'être finalement miné aux explosifs.

Ils représentaient donc en taille les deuxièmes de ce genre à côté des thermes de Trajans à Rome. De nos jours malheureusement, il subsiste peu de la grandeur fastueuse d'antan.

Sur une passerelle pour visiteurs enjambant l’enceinte des ruines, les thermes peuvent être redécouverts .

Friedrich-Wilhelm-Straße 8, 54290 Trier, Allemagne

Accès libre (et détail rare, les explications sont en français)

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