top of page

Collégiale Notre-Dame-en-Vaux de Châlons-en-Champagne

  • Alain Foucaut
  • 13 sept. 2016
  • 3 min de lecture

Une chapelle dédiée à la Vierge est mentionnée en 850 parmi les biens du chapitre de la cathédrale. C'est la première référence à Notre-Dame en Vaux. Elle était alors située en dehors de la ville. En 1107, la chapelle devient une église paroissiale. En 1114, les 6 chanoines qui administrent Notre Dame en Vaux demandent leur indépendance vis-à-vis du chapitre de la cathédrale. En 1157, des miracles se produisent lors de la reconstruction de l'église qui s'était effondrée. Une bulle papale permet, quelques années plus tard, l'accroissement du nombre de chanoines.

Entre 1181 et 1187, un conflit avec le curé de la paroisse éclate concernant la délimitation des prérogatives de chacun. A cette époque, le nombre de chanoines est augmenté mais pas les prébendes qui doivent donc être partagées. La richesse des chanoines de la collégiale leur avait certainement valu quelques jalousies de la part des chanoines de la cathédrale. Il faut d'ailleurs l'interventon de l'archevêque de Reims pour réconcilier tout le monde en 1187.

La reconstruction de l'église est probablement achevée en 1183 (date de sa bénédiction). La dédicace a lieu en 1322. Les chanoines sont chassés en 1790. L'église est réouverte en tant que paroissiale en 1795. De nombreux dégâts sont causés par les cosaques en 1814. En 1844, la collégiale est classée monument historique, et on procède à des restaurations. Celle-ci est aujourd'hui classée au patrimoine mondial de l'humanité, au titre des « Chemins de Saint-Jacques de Compostelle en France ».

Avec ses deux flèches couvertes de plomb qui se reflètent dans le Mau, la collégiale Notre-Dame-en-Vaux est devenue l’emblème de la ville de Châlons-en-Champagne.

L’extérieur est encadré par quatre tours romanes (influence de la cathédrale de Toul), deux en façade, deux autres aux angles du transept et du chevet. Avant la Révolution, toutes quatre étaient surmontées de flèches. L’abside à déambulatoire et chapelles rayonnantes, échelonne ses volumes arrondis, que scandent des batteries superposées d’arcs-boutants. La douce lumière qui la baigne met en relief l’harmonie de ses proportions et la qualité de sa composition.

Cette lumière est colorée par des vitraux, dont les plus remarquables furent posés au début du XVIe siècle, dans les fenêtres de style flamboyant qui venaient d’être percées dans les collatéraux.

À l'intérieur, restes de nombreuses pierres tombales comme celle des époux Noisette, de Jean Menguy échevin de Chaalons, Miche Joly

et de Jean Talon, premier intendant de Nouvelle-France (1695) (La Nouvelle-France était une colonie et plus précisément une vice-royauté du Royaume de France, située en Amérique du Nord et ayant existé de 1534 à 1763. Elle faisait partie du premier empire colonial français et sa capitale était Québec. Le territoire de la Nouvelle-France était constitué des colonies suivantes : l'Acadie, le Canada, et la Louisiane. À son apogée, il comprenait ainsi le bassin versant du fleuve Saint-Laurent, des Grands Lacs et du Mississippi, le nord de La Prairie, et une grande partie de la péninsule du Labrador),

et celle de Claude Chastillon, topographe du roi (1616).

Notre-Dame-en-Vaux possédait une relique vénérable qui attirait beaucoup de pèlerins et fit sa gloire : la relique du Saint Nombril du Christ, détruite en 1707 par Jean-Baptiste-Louis-Gaston de Noailles, évêque-comte de Châlons. Toutefois cette relique n’est attestée qu’au début du XVe siècle et le pèlerinage qui a favorisé la construction aux XIIe et XIIIe siècles, est plutôt un pèlerinage à la Vierge.

rue de vaux, 51000 CHALONS-EN-CHAMPAGNE

Accès gratuit

articles recents: 
recherche par TAGS: 

© 2023 by The Artifact. Proudly created with Wix.com

  • Facebook B&W
  • Twitter B&W
  • Instagram B&W
bottom of page