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Reilhanette

  • Alain Foucaut
  • 2 août 2016
  • 3 min de lecture

Etymologiquement, l’origine du nom est incertaine. Toutefois l’hypothèse la plus probable serait le mot latin « Rella » la charrue devenue « Relha » puis rellania vers 1227 enfin Reilhanette dès le 13ème siècle.Cette terre appartient aux Baronnies du Dauphiné jusqu’en 1789. Le sire de Montauban est porteur du titre de Seigneur de Reilhanette en 1276 puis la lignée des « Mévouillons » et celle des Dupuy en 1317 et au-delà.

Bâti sur un rocher près du confluent du Toulourenc et de l’Anary le village n’a probablement pas beaucoup changé d’allure depuis le moyen âge, dominé par les restes de son petit château fort gardant l’accès vers l’aval de la vallée du Toulourenc et par son église du XIIème siècle quasi intacte. Sa morphologie ne s’est pas beaucoup modifiée si on en juge par l’évolution peu importante de sa population ; On sait qu’à la fin du XVII ème siècle, le village est clos de murs.

  • Le château fort, ou plutôt ses ruines encore importantes, date du XIIe siècle. Sa destruction est le fait des troupes royales en 1560, destructions systématiques dans la région à cette époque. La préservation et la remise en état du patrimoine de Reilhanette est une des priorités de la municipalité. L’équipe tient tout particulièrement à protéger et mettre en valeur un village considéré comme l’un des plus authentiques et des moins défigurés de la région. Le patrimoine est constitué principalement par l’église. Elle date du XIIème siècle, sa structure est donc romane avec une nef en berceau brisé.

  • Le patrimoine de la commune est conforté par les « calades » en cours de réfection depuis une dizaine d’année. Ces calades mènent à l’esplanade du Château aménagée en espace scénique et dotée d’une vue exceptionnelle sur les collines de la plaine de Montbrun-Reilhanette et les contreforts du mont Ventoux.

  • L'église paroissiale Saint-Michel-et-Saint-Hippolyte est également du XIIe siècle, sa structure est romane avec une nef en berceau brisé.

Sa hauteur au-dessus du maître autel est étonnante pour un édifice de ce type. Elle a subi quelques remaniements mais pas de destructions majeures. On nous la décrit en 1599 « en fort bon état, bien fermée et garnie de tout ce qui est nécessaire ».

Remaniée à la Contre-Réforme, elle est dotée de trois autels baroques. Face à l’entrée : l’autel de Saint-Eutrope, patron des « estropiés », présente un reliquaire contenant un fragment de radius du saint. Il fut - dit-on - d’une grande efficacité puisqu’un registre commencé en 1698 relate de très nombreux miracles, les derniers sont signalés en 1856.

  • Reilhanette est aussi présente dans les livres de Paul-Jacques Bonzon, auteur de la série "Les Six Compagnons" : le personnage de Tidou est originaire de Reillanette, ancienne orthographe de la commune: Le premier titre de la série (1961), Les Compagnons de la Croix-Rousse, relate la rencontre des héros.

Tidou quitte son village natal, Reillanette, pour venir habiter à Lyon. Lorsque son chien Kafi disparaît, il reçoit l'aide des « gones » (enfants) de son école, et de Mady, une petite fille handicapée, qui lui permettront de le retrouver.

  • Place stratégique au moyen âge d'où l'on pouvait surveiller la vallée du Toulourenc, il fût des siècles plus tard, l'un des deux Postes de Conduite de Tir de la force de frappe nucléaire française alors repartie sur le plateau d'Albion.

Mairie de Reilhanette 26570 Reilhanette

Accès libre

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