top of page

Tout le confort moderne...ou presque.

  • Tout le confort moderne?
  • 30 nov. 2015
  • 2 min de lecture

Le chauffage:

Les romains utilisaient un système de chauffage par le sol ingénieux et efficace qui peut être considéré comme l'ancêtre de notre chauffage central : le chauffage par hypocauste. Ce système de chauffage était déjà utilisé par les Grecs, mais les Romains le perfectionnèrent.

Dans le monde gallo-romain, ce système était très fréquent dans les salles de bains privées des maisons particulières des élites et dans les thermes publics. La circulation de chaleur produite par un puissant foyer situé à l'extérieur de la maison, s'effectue sous les sols portés par des pilettes : petits piliers de briques qui permettent de créer un vide de 40 à 60 cm de hauteur pour faciliter la circulation de l'air chaud. Les murs étaient également aménagés avec des briques creuses (tubuli) pour permettre à l'air chaud de circuler et aux fumées de s'évacuer par des cheminées.

Le brasero est un autre mode de chauffage moins sophistiqué et qui demande l'emploi de combustibles donnant aussi peu de fumée que possible.

Outre le charbon de bois, les Romains utilisaient du bois parfaitement séché selon plusieurs procédés : en activant la dessiccation du bois en l'exposant près d'un feu ardent ; ou par immersion dans l'amurque (partie aqueuse du suc de l'olive qui sort la première du pressoir, avant l'huile).

Ce brasero en bronze a été découvert à Vienne en 1839. Le centre était garni de briques sur lesquelles on déposait des charbons incandescents. Des poignées latérales, ornées de moulures et de feuillages, sont prévues pour le déplacer d'une pièce à l'autre. Les pieds, en forme de patte, servaient à isoler la plaque de chauffe du sol. Des têtes de ménades décorent les côtés. Sur certaines mosaïques, un endroit était réservé pour l'emplacement du brasero.

Le vide sanitaire:

Ces amphores, au nombre de 70, ont été après utilisation, retournées, empilées sur deux rangées, calées par un lit de gravier puis recouvertes de terre battue afin de constituer un vide sanitaire.

Le vide sanitaire préserve ainsi les bâtiments de stockage afin d'empêcher l'humidité de remonter et de corrompre les denrées périssables. Les inscriptions sur ces amphores de 70 litres ont permis d'attester leur origine (Espagne) et leur contenu (huile d'olive). L'utilisation d'amphores vides pour constituer des vides sanitaires est courante à l'époque.

Les latrines:

On ne sait pas exactement quand apparurent les latrines. Vraisemblablement, on a construit les premières à la fin de la République. On a identifié ce qui pourrait être des latrines au théâtre de Pompée au largo Argentina.

La plupart des latrines connues ont été construites entre le Ier siècle et le IVe siècle. Rome au IVe siècle dénombrait 144 latrinae et 253 necessariae, chiffres qui regroupent aussi les urinoirs. De constantes améliorations ont été apportées aux latrines militaires entre le IIe siècle et le IVe siècle. La construction de latrines n'était financée que par des fonds privés, les Romains n'investissant seulement dans l'hygiène que s'il y avait un avantage appréciable.

Les latrines romaines n'ont été égalées qu'à partir du XVIe siècle, en Angleterre. Les systèmes de rétention d'odeurs n'ont été réinventés qu'à partir de 1775. Les réseaux d'égouts n'ont été comparables, qu'à partir de 1842 avec la construction des égouts de Londres.

RD 502, 69560 Saint-Romain-en-Gal

Accès payant

articles recents: 
recherche par TAGS: 

© 2023 by The Artifact. Proudly created with Wix.com

  • Facebook B&W
  • Twitter B&W
  • Instagram B&W
bottom of page