top of page

Église Saint-Honorat d'Arles

  • Alain Foucaut
  • 4 nov. 2015
  • 3 min de lecture

L'église Saint-Honorat

Une église Saint-Honorat existe depuis le XIe siècle, construite par les moines de Saint-Victor de Marseille. L'abbaye dans son ensemble est entièrement reconstruite au XIIe siècle. L'église visible aujourd'hui est de style roman provençal. Elle n'a pas été achevée et une cour occupe l'espace où devait être construite la nef. La partie construite est surmontée par une lanterne des Morts dont le style s'inspire de l'architecture de l'amphithéâtre romain. Cette tour domine le cimetière.

L’histoire monumentale de l’église Saint-Honorat n’a pas encore été tout à fait élucidée. L’église romane réutilise dans sa crypte une abside antérieure dont la date est incertaine. Dans un second temps, postérieur sans doute à la reprise de l’église par les moines de Saint-Victor, au XIe s., l’église fut prolongée vers l’ouest et surélevée en la décorant de nouvelles fenêtres au sud. De cette seconde construction, il ne subsiste pour l’essentiel que le mur sud. Au second quart du XIIe siècle, on décida de reconstruire l’église tout en conservant les murs de la première nef. La crypte sous la vaste abside principale surélevée contenait les reliques de saint Genest, d’Honorat et d’autres saints évêques des premiers temps chrétiens. Au XVIe siècle, le transept fut modifié par la construction d’épais massifs cylindriques destinés à consolider les piliers romans.

L’édifice, dont la construction fut abandonnée – d’après les textes - au début du XIIIe siècle, accueillit par la suite des enfeux (niches funéraires dans les murs, destinées à recevoir des tombes). Du XVe au XVIIe siècles, datent les nombreuses chapelles funéraires, aujourd’hui en partie détruites, qui vinrent se greffer autour de la vénérable église.



Le couvent des Minimes

Fondé par saint François de Paule (Paule, Calabre 1416-Tours 1507) l'ordre des minimes avait des institutions inspirées de celles de saint François d'Assise. Un carême perpétuel leur était imposé, et le nom de minimes fut pris par humilité. Venant de Lyon, douze d'entre eux s'installèrent en 1591, d'abord à Trinque taille, à l'église et maison prieuriale Saint-Genès, alors presque en ruines. Enfin, des lettres patentes de Louis XIII les autorisèrent à s'établir à Arles. L'archevêque leur donna l'église Saint-Honorat et une procédure, qui se terminera au profit des minimes, s'engagea alors avec l'abbesse de Saint-Honorat de Tarascon, détentrice des lieux. En 1721, le couvent, comme plusieurs autres installés hors les murs, recueillit des pestiférés. Au milieu du XVIIIe siècle, l'église Saint-Honorat, désormais chapelle conventuelle sous le vocable de Notre-Dame-des-Grâces, devint un centre majeur de dévotion dédié à la Vierge.

Prévu dès leur installation, la conservation et la mise en valeur par les frères des objets archéologiques, firent bien l'objet de quelques réemplois abusifs. Elle permit cependant d'en préserver l'essentiel. A la fin du XVIIIe siècle, l'arrivée de Rome d'un père érudit, Etienne Dumont, joint à une volonté municipale, donna naissance à un premier musée public d'antiquités (1784). Mais celui-ci fut rapidement mis à mal ; dissension avec les consuls d'abord, puis tourmente révolutionnaire ensuite.

En 1792, le couvent saccagé fut vendu comme bien national. Le site des Alyscamps devint alors un aimable lieu de plaisance et de rencontre pour les Arlésiens.


Honorat d'Arles

Honorat est né en Gaule vers 375, est issu de l'aristocratie gallo-romaine.

L'île de Lérina (Saint Honorat) était inhabitée depuis longtemps. Honorat fait fuir les serpents qui l'avaient envahie et fait surgir une source (ce sont les deux seuls "miracles" que lui attribue son biographe, Hilaire d'Arles. Ordonné prêtre par l'évêque de Fréjus, Honorat met tout en œuvre pour faire avancer ses disciples dans les voies de la perfection. Certains historiens lui attribue la première des règles "lériniennes", qui serviront de modèles, avec celles de Césaire d'Arles, à Saint Benoît (règle bénédictine).

Très rapidement la renommée d'Honorat s'étend et le monastère connaît un rayonnement exceptionnel dans tout le Sud-Est de la Gaule, et jusqu'en Valais. Deux ans avant sa mort, Honorat est élu évêque d'Arles (début 427 - † 16 janvier 430). Maxime, deuxième abbé de Lérins, le remplace à la tête du monastère.

Évêque d'Arles, il est honoré dans l'Église catholique romaine et l'Eglise Orthodoxe comme saint Honorat.

Les Alyscamps 13200 Arles

Accès payant

articles recents: 
recherche par TAGS: 

© 2023 by The Artifact. Proudly created with Wix.com

  • Facebook B&W
  • Twitter B&W
  • Instagram B&W
bottom of page