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Abbaye de Fontfroide

  • Alain Foucaut
  • 8 sept. 2015
  • 3 min de lecture

Au sud-ouest de Narbonne, c’est dans un vallon rocailleux des Corbières que se cache ce somptueux ensemble cistercien, en fond de vallée. L’abbaye est nichée au cœur d’un paysage typiquement méditerranéen où dominent le cyprès, le pin et le buis.

Les origines de l’abbaye remontent à la fin du XIème siècle. Ayant d’abord adopté la règle bénédictine, Fontfroide s’affilie au milieu du XIIème siècle à l’ordre de Cîteaux. L’établissement reçu rapidement un immense patrimoine foncier qui s’étendit jusqu’en Catalogne. Ainsi, dés le début du XIIIème siècle, Fontfroide avait essaimé huit abbayes.

Durant la croisade contre les Albigeois, Fontfroide s’est affirmée comme un bastion de l’orthodoxie catholique face au catharisme qu’elle combattit avec vigueur. Deux moines de Fontfroide se sont particulièrement illustrés : Pierre de Castelnau et Raoul furent nommés légats par Innocent III.

Parmi les abbés célèbres, il convient également de mentionner Jacques Fournier qui devint Pape sous le nom de Benoît XII (1334-1342).

Après une période de déclin, Fontfroide tomba en commende de 1476 à 1764, date à laquelle l’abbaye perdit son titre abbatial et les revenus afférents.

Les prieurs conventuels firent au XVIIIème siècle de nombreux aménagements avant la mise en adjudication de l’établissement en 1791. Ses bâtiments relativement préservés lors de la Révolution ont été réoccupés par des cisterciens de l’Immaculée Conception de 1858 à 1901. Depuis 1908, le monument appartient à la même famille à laquelle on doit la réhabilitation générale de Fontfroide.

Les bâtiments les plus anciens (nef de l'église et salle capitulaire) datent de la fin du XIIème siècle, mais jusqu'à la veille de la Révolution, les moines n'ont cessé d'embellir, de transformer et de construire.

La cour est souvent dénommée « Louis XIV », à tort, car les documents attestent que sa configuration actuelle provient des travaux effectués à partir de 1775.

La nef de l'église

La salle capitulaire

Malgré la superposition des styles, une réelle volonté d'unité et homogénéité transparaît.

Le cloître dont une galerie jouxte l’église abbatiale, a pour rôle de relier les principaux bâtiments du monument dont il est le centre. Le cloître de Fontfroide a été construit en deux temps mais cela ne nuit nullement à l'harmonie qui s’en dégage dominé par le clocher de l'abbatiale. Ses galeries, voûtes sur croisées d’ogives, retombent sur des culs-de lampe ou des chapiteaux feuillagés. A chaque saison, le jardin du cloître vous captivera par la richesse de ses couleurs.

L’église abbatiale toujours construite sur le point le plus haut du monastère, respecte le plan traditionnel en forme de croix latine. Rythmée par cinq travées, la nef élève jusqu’à 20 mètres sa voûte en berceau brisé. Dans le collatéral sud s’ouvrent cinq chapelles datant du début du XIVème siècle, sous l’abbatiat de Jacques Fournier. Lorsque Gustave et Madeleine Fayet acquièrent Fontfroide les verrières ont disparues, ils adoptent alors la parti de faire chanter la couleur et installent l’ensemble des vitraux de Fontfroide à partir de 1913.

Construite entre 1180 et 1280, la salle capitulaire marie la sobriété et la majesté, la puissance et la légèreté. Vous pourrez également découvrir l’imposant réfectoire, le cellier,

et le dortoir des frères convers à l’étage.

Au XVIIème siècle, les abords de l’abbaye ont été embellis par la réalisation d’une cour d’honneur avec porte d’entrée monumentale jouxtée de jardins.

En effet, Fontfroide est réputée pour sa roseraie, la plus importante du Midi de la France, son jardin de senteurs ainsi que le jardin dit « de la Portion Cule » planté de cyprès, d’oliviers et d’iris de collection.

Route Départementale 613, 11100 Narbonne

Accès payant

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