Château de Villerouge-Termenes
- Alain Foucaut
- 24 août 2015
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Situé au cœur du village médiéval, sa masse impose le respect.

Il a appartenu aux archevêques de Narbonne de 1110 à 1789, qui possédaient également tous les villages des environs. L'archevêque confiait à un bayle (ou Bailli) la perception de la dîme et Villerouge était centre de Baylerie. La citadelle construite au XIIIème marque le souci de l'église de mieux se défendre et de mieux conserver ses biens. Le village est lié au catharisme finissant car c'est ici que fut brûlé, en 1321, Guilhem Bélibaste, dernier parfait cathare, né non loin de là, à Cubières, vers 1280.

Guilhem (ou Guillaume) Bélibaste Né vers 1280 à Cubières-sur-Cinoble dans une famille acquise aux idées cathares, il est le dernier "bon homme" ou "parfait" cathare connu. Il fut brûlé vif en 1321 dans la cour du château de Villerouge-Termenès. Vers 1305, dans une bagarre, il assassine un berger de Villerouge-Termenès. Reconnu coupable, il fuit en abandonnant femme et enfants. Pour se racheter, il se rend auprès des cathares où il est initié et bientôt ordonné "parfait" à Raastens.

Capturé avec ses compagnons et enfermé dans une prison de Carcassonne, il parvient à s'enfuir en Catalogne, où il se fixe bientôt près de Valence. Il dirige là une petite communauté cathare, constituée notamment d'exilés occitans. Il fait quelques entorses à la règle, en ayant notamment un enfant avec sa concubine, Raimonde Marti. Trahi et capturé, il fut remis, à la suite d'un procès, à son seigneur temporel, l'archevêque de Narbonne, Bernard de Farges qui le fit brûler vif à Villerouge en 1321.

Château de Villerouge Termenès 11 330 Villerouge Termenès
Accès payant