Queribus
- Alain Foucaut
- 20 août 2015
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Du haut de son piton rocheux, le château de Quéribus (XI-XIVè) force l'admiration et invite l'imaginaire.
Véritable nid d'aigle, sa situation stratégique lui permet d'exercer une remarquable surveillance sur la totalité de la plaine du Roussillon.

Le nom du château, Quéribus, qui veut dire « rocher des buis » est cité pour la première fois en 1021.
Lors de la Croisade contre les Albigeois, Quéribus abrite des Cathares. Il est le dernier bastion à tomber aux mains des Croisés en 1255, onze ans après Montségur. Le château rentre alors dans le royaume de France, sous le règne de Saint Louis.
Il devient une pièce maîtresse du dispositif défensif français en 1258, à la signature du traité de Corbeil, dont le commandement est Carcassonne. Il est l'un des « cinq fils de Carcassonne » : Quéribus, Aguilar, Peyrepertuse, Puilaurens et Termes.

Il perdra son intérêt stratégique en 1659, sous Louis XIV, avec le Traité des Pyrénées qui fixe une nouvelle frontière entre la France et l'Espagne.
L'état et la conservation de Quéribus sont remarquables. Les éléments liés à la vie quotidienne dans la forteresse sont toujours visibles : citerne enduite, corps de logis, emplacement de cheminée... On peut aussi y voir une architecture militaire très complète :canonnières, assommoirs, machicoulis...
Son donjon polygonal est réputé pour sa salle de style gothique primitif dont la voûte repose sur un puissant pilier circulaire s'épanouissant en palmier.

Du haut de ses 728 mètres, la terrasse du donjon offre un panorama inoubliable qui s'étend de la mer, aux Corbières, jusqu'aux Pyrénées.

11350 Cucugnan
Accès payant