Le prieuré Saint Martin des Champs
- Alain Foucaut
- 5 nov. 2014
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : 1 nov. 2020
En 1059 et 1060, le roi Henri Ier fonda une collégiale à la fin de sa vie, ce qui donna sans doute la véritable impulsion pour la reconstruction de l'église. Le chantier fut poursuivi par son fils Philippe Ier, et la dédicace a été célébrée le 29 mai 1067, en l'honneur de saint Martin de Tours.

Le clocher du sud (deux niveaux sur les quatres d'origine)

et des vestiges de son absidiole sont actuellement les seuls vestiges qui restent des débuts du prieuré.

Rapidement, le prieuré Saint-Martin-des-Champs devient l'un des plus importants et des plus riches de l'ordre clunisien.
L’église est une des plus anciennes église de Paris. Son chœur date du XIIe siècle et la nef remonte au XIIIe siècle. A partir du XIIIe siècle, le prieuré Saint Martin dut prendre en compte l’arrivée progressive mais inexorables de la ville. Né et devenu puissant au milieu des champs, il se retrouve à l’intérieur des murs de Paris après la construction de l’enceinte de Charles V dans la deuxième partie du XIVe siècle.

La Tour du Vert Bois, tour d'angle et prison du prieuré Saint Martin, aménagée en fontaine pour les parisiens.

A l'origine en dehors de la ville, le prieuré Saint Martin des champs était protégé par une enceinte…

Dessin du site vers 1630, certainement réalisé du haut du clocher de l'église Saint Nicolas des champs (toiture de l'église au premier plan): le clocher "sud" a encore ses quatres niveaux et l'enceinte est bien visible.

La Révolution française met un terme à l'existence du prieuré en 1790. Ses bâtiments sont néanmoins préservés grâce à l'installation du musée des arts et métiers, ouvert en 1802.
270–292 rue Saint-Martin 75003 Paris
Accès payant